Moins de Belges démissionnent : les départs volontaires diminuent de près de 11 % en un an 

La croissance du nombre d’emplois à durée indéterminée permanents ralentit en Flandre et en région bruxelloise, seule la Wallonie résiste 

  • Les départs volontaires des travailleurs belges sous contrat à durée indéterminée ont baissé l'année dernière pour atteindre 9,61 %, soit une baisse de 10,85 % par rapport aux 10,78 % enregistrés en 2024. 
  • Les départs involontaires en Wallonie et à Bruxelles sont restés relativement stables, mais en Flandre, ils ont augmenté pour la troisième année consécutive, atteignant 5,39 %. ​ Cette augmentation est entièrement due à la hausse du nombre de faillites. ​ 
  • L'afflux de nouveaux contrats à durée indéterminée en Belgique a diminué de 5,81 % (passant de 18,76 % en 2024 à 17,67 % en 2025). 
  • En Flandre et à Bruxelles, l'afflux de nouveaux contrats à durée indéterminée ne compense plus les départs ; seule la Wallonie connaît encore une croissance nette. 

Bruxelles, le 29 janvier 2026 – Le nombre de travailleurs ayant volontairement démissionné de leur emploi à durée indéterminée a considérablement diminué en 2025. La proportion de départs involontaires dans le total des départs et des licenciements stagne à un niveau élevé, avec une augmentation notable en Flandre. C'est ce qui ressort d'une nouvelle analyse du prestataire de services RH Securex. Les comparaisons régionales des départs et des arrivées indiquent que la Wallonie est la seule région où le nombre d'emplois à durée indéterminée continue d'augmenter. 

Le marché du travail belge continue de ralentir. Les travailleurs sont moins enclins à démissionner, es départs volontaires passant de 10,78 % en 2024 à 9,61 % en 2025. Dans le même temps, dans le même temps, moins de nouveaux contrats à durée indéterminée sont proposés : les embauches ont diminué de 5,8 %, passant de 18,76 % en 2024 à 17,67 % en 2025. 

L'incertitude règne : les travailleurs jouent la carte de la sécurité 

La tendance la plus marquante est la forte baisse des départs volontaires, observable dans toutes les régions. En Flandre, ce chiffre est passé de 11,44 % à 10,26 % (-10,24 %), tandis que la Wallonie a enregistré la plus forte baisse, passant de 9,19 % à 7,76 % (-15,48 %). Une tendance à la baisse est également visible à Bruxelles (de 10,28 % à 9,52 %). 

La « guerre des talents » semble céder la place à une « guerre de la certitude ». Il s’agit d’un phénomène récurrent : en période d'incertitude économique, les travailleurs préfèrent jouer la carte de la sécurité et sont moins enclins à prendre des risques. La stabilité de leur emploi actuel l'emporte sur leur désir de saisir une nouvelle opportunité. ​ 

Frank Vander Sijpe, directeur HR Trends & Insights chez Securex : « En cette période d'incertitude économique, il n'est pas illogique de constater un ralentissement du marché du travail. Pour éviter que votre entreprise ne s'enfonce dans une spirale négative, il est essentiel de continuer à miser sur les talents disponibles. En continuant à mettre l'accent sur le bien-être, la formation et la qualité du leadership, vous maintenez vos employés en bonne santé, compétents et motivés. Cela permet également de maintenir leur productivité et ainsi de préserver la flexibilité et l'attractivité de l'organisation, afin que la stabilité ne se transforme pas en stagnation. » 

Les faillites entraînent des départs involontaires, en particulier en Flandre 

Bien que le taux de départs involontaires se stabilise à un niveau élevé (5,76 %)1 à l'échelle nationale, la Flandre fait figure d'exception. Les départs involontaires y augmentent pour la troisième année consécutive, atteignant 5,39 % (contre 5,11 % en 2024), une hausse entièrement imputable à une nouvelle augmentation des faillites en Flandre. La proportion de travailleurs ayant perdu leur emploi pour cette raison est passée de 0,36 % à 0,55 % en un an. En Wallonie, c'est l'inverse qui s'est produit : une forte baisse des licenciements liés aux faillites (de 1,08 % en 2024 à 0,6 % en 2025) a entraîné, comme à Bruxelles, un taux de départs stable. ​ 

Pas d'augmentation des contrats à durée indéterminée en Flandre et à Bruxelles 

En 2025, l'afflux de travailleurs sous contrat à durée indéterminée (17,67 %) était légèrement supérieur au nombre total de sorties (16,51 %) à l'échelle nationale. Cette moyenne nationale masque toutefois d'importantes disparités régionales. Tant en Flandre qu'à Bruxelles, la croissance du nombre de contrats à durée indéterminée ralentit, car l'afflux ne compense plus les départs. Seule la Wallonie affiche encore un bilan positif : le nombre de personnes embauchées avec un contrat à durée indéterminée y reste supérieur à celui des départs, ce qui se traduit par une augmentation nette du nombre de contrats à durée indéterminée. 


##fin du communiqué de presse##

À propos de l'étude 

L'échantillon utilisé pour cette étude comprend 42 724 travailleurs belges employés par 8 562 employeurs du secteur privé et est basé sur les données du portefeuille clients de Securex, qui compte plus de 200 000 travailleurs. Les données ont été retravaillées afin d'être représentatives du marché belge en termes de sexe, de statut, d'âge, de taille de l'entreprise, de régime de travail et de région dans laquelle le travailleur est employé. 

Pour cette étude spécifique, seuls les travailleurs ayant un contrat à durée indéterminée ont été inclus dans l'analyse. Attention : les travailleurs du secteur public ne font en aucun cas partie de l'échantillon. Enfin, les entreprises de plus de 1 000 travailleurs ont été exclues de l'échantillon. 

Le départ total correspond à la somme des départs volontaires, des départs involontaires et des travailleurs qui quittent le marché du travail pour cause de retraite ou de décès. En cas de départ volontaire, c'est le travailleur lui-même qui prend l'initiative de mettre fin au contrat. Les sous-types suivants appartiennent à la catégorie « départ volontaire » : démission du travailleur, modification unilatérale du contrat par le travailleur et résiliation d'un commun accord. On parle de départ involontaire lorsque l'initiative revient à l'employeur. Les sous-types suivants relèvent de la catégorie « départ involontaire » : rupture de contrat, résiliation par l'employeur, force majeure (médicale), faillite, motif urgent et modification unilatérale du contrat par l'employeur. ​ 

L'afflux correspond au pourcentage de travailleurs qui ont commencé à travailler en 2025 chez un employeur avec un contrat à durée indéterminée. Il s'agit donc ici de nouvelles embauches permanentes. 

Une méthode spécifique est appliquée aux cas de faillite : les faillites des grandes entreprises ne sont pas prises en compte. De tels événements ne se produisent pas chaque année dans notre portefeuille, mais auraient, en raison de leur ampleur, un impact disproportionné sur le pourcentage de départs pour cause de faillite. Leur inclusion réduirait la comparabilité et la représentativité des résultats en raison de fluctuations artificiellement importantes. Ce choix garantit toutefois que la part réelle des licenciements pour cause de faillite sera probablement légèrement plus élevée dans la réalité. 

 

 

 

 

Contactez-nous

Steven De Vliegher

PR Specialist, Securex

Steven Van de Broek

Media Relations, Weber Shandwick

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.

À propos de Securex

À propos de Securex

L’esprit d’entreprise est le moteur de notre économie, les travailleurs sont la clé du succès. Securex soutient les entrepreneurs débutants et confirmés dans le développement, la  croissance et la protection de leur entreprise. Nous croyons fortement en une politique du personnel adaptée à l’individu et soucieuse de l’employabilité durable.

Securex est le partenaire par excellence en matière d'entrepreneuriat et d'emploi. Il offre des services larges et intégrés dans le domaine du développement d’entreprise aux entreprises, de l’administration du personnel et du calcul des salaires, de la prévention et du bien-être au travail, du développement de talents et des assurances. Chez Securex, on trouve tout sous le même toit.

En tant qu’entreprise tournée vers l’humain, Securex considère que notre succès commence par nos collaborateurs. Nous leur offrons un environnement où ils peuvent grandir et continuer à développer leurs talents. Cette base solide permet à Securex d’avoir un impact durable. Nos équipes fournissent des services divers et qualitatifs qui aident nos clients et leurs collaborateurs à briller, à adopter des pratiques durables et à avoir un impact positif sur la société.

En 2024, Securex a atteint un chiffre d’affaires de 352 millions d’euros. Le Groupe Securex compte plus de 1.900 collaborateurs en Belgique, en France, en Espagne, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Chaque jour, ils fournissent des services à 250.000 clients ensemble dont plus de 91.000 entreprises, 133.000 indépendants et plus de 5.000 partenaires en Belgique. 

www.securex.be